Katmandu Durbar Square Nouvel An

Nous sommes un peu en retard pour cet article car nous étions en vacances ces deux dernières semaines. Pour le deuxième jour du weekend du Nouvel An, le 31 décembre, nous sommes allés visiter le Durbar Square de Katmandou. La place est jonchée de temples et de petites rues où les bâtiments sont tous anciens.

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Lorsque nous arrivons, notre regard est attiré par un grand temple affichant le relief d’un personnage noir à six bras portant une couronne de crânes et piétinant un corps. Il s’agit de Kala Bhairab, c’est-à-dire Shiva dans sa forme terrifiante. La mise en scène symbolise l’ignorance humaine. La légende raconte que si l’on dit un mensonge devant cette statue, c’est la mort assurée. Le lieu était d’ailleurs utilisé comme tribunal dans le passé.

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Lorsque nous arrivons, une foule se trouve autour de Kala Bhairab pour réaliser le sacrifice d’une chèvre. Avant la mise à mort, ils lui versent de l’eau sur la tête, la nourrissent puis lui appliquent la tika après lui avoir peint les cornes. On ne reste pas pour regarder la suite.

Un peu plu loin, se trouve le temple de Shiva et Parvati, leurs 2 statues blanches toisant la foule depuis la fenêtre la plus haute. L’édifice date des années 1700. En face se trouve un bâtiment d’architecture européeenne néoclassique dont nous ne savons rien.

Au fond de la place, nous arrivons à la maison de briques rouges de la Kumari de Katmandou, avec ses 3 étages, ses panneaux et ses balcons de bois finement gravés. La maison a été construite en 1757 par un roi Malla ( Jaya Prakash Malla). La cour présente une mini stupa avec les symboles de Saraswati, la déesse de l’apprentissage.

On20170102_0056 revient ensuite sur nos pas pour retrouver Hanuman Dhoka, la porte du Palais royal de la place. L’entrée est gardée par une statue de Hanuman vêtu d’étoffes oranges comme il se doit. Il a été construit pendant la période Licchavi, entre le 4e et le 8e siècle, puis a été agra,di au 18e siècle. Malheureusement, ce lieu a beaucoup souffert du tremblement de terre de 2015.

 

Nous20170102_0065 avons pu entrer pour admirer les cours, les poutres et les fenêtres décorées de magnifiques gravures, dont certaines étaient au sol, attendant restauration et réparations. Sur chaque flanc du palais, des statues de lion servent de montures à Shiva et Paravati. La première cour, Nasal Chowk, servait au couronnement jusqu’en 2001.

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Il y a aussi un musée dans le palais qui a dû fermer après le tremblement de terre, mais dans les dernières cours, nous avons pu voir les nombreuses personnes s’attemant à la tâche titanesque de trier, laver et étiquetter les débris des éboulis. De nombreuses pièces de bois tombées des murs et des charpentes sont entreposées à l’abris, dans l’attente d’une potentielle reconstruction.

Pour20170102_0083 le déjeuner, nous nous installons sur un toit qui surplombe le temple de Vishnu et l’arbre sacré de la place. Il faut savoir que dans les religions de cette région du monde, les arbres les plus anciens sont considérés comme des réincarnations ou représentations de certains dieux.

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Après cela, il est finalement l’heure pour nous de nous diriger vers Thamel, quartier où se trouve le restaurant dans lequel nous allons passer le Nouvel An. Nous avons choisi cet endroit car il propose un diner spectacle avec des plats et danses traditionnels Newari. Nous serons un peu déçus car les danseuses ne viendront jamais.

Pour se faire pardonner, le patron nous offre un verre de vin. Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot : suite à un défi lancé à Max, nous chanterons tous ensemble sur la scène puis nous inviterons les 2 autres tables à en faire de même. Chinois, Estoniens et notre table de Français, Belge et Australien, fêteront ce Nouvel An dignement, en chanson. La nourriture est excellente.

En entrée, un soupe accompagnée d’une salade de ppois et lentilles grillées puis le fameux Dal-Bhat (riz et soupe de lentilles) accompagné de paneer (fromage poëlé), de légumes, de pousses de moutarde et de lentilles noires. Tout au long du repas, les serveurs remplissent nos petites coupes en terre cuite de “roksi” (alcool de riz très fort). En dessert yaourt sucré, puis il est temps pour nous de rejoindre le bar où nous allons passer la soirée à écouter un excellent groupe chanter de tout, des Red Hot Chilli Peppers, au chansons traditionnelles népalaises, en passant par Jimmy Cliff.

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