Deuxième jour férié pour notre première semaine. Le matin est assez calme mais on se lève quand même car l’équipe de volontaire a pour mission de peindre le mur de l’internat afin que les enfants puissent réaliser des fresques typiques du sud du pays (art Mitila.
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Le
matériel est assez sommaire pour ceux qui doivent peindre le haut du mur : on utilise de vieux barils et de vieilles tables bancales. L’un des volontaires a même dû se rattraper aux équerres du toit pour ne pas tomber.
Une
fois notre mission accomplie, nous partons à la recherche de Kopan, un monastère dans les hauteurs autour de Chapali. Pour s’y rendre, nous devons traverser quelques villages auxquels on accède par des « routes » faites de cailloux et jonchées de grosses pierres.

Depuis le chemin, nous pouvons voir les rizières qui bordent Katmandou. On croise aussi des vaches, des chèvres et des scooters car ces routes de cross ne font pas peur aux népalais.

Les traces du tremblement de terre sont encore clairement visibles par endroit. Il n’est pas rare de voir des murs écroulés ou encore des tas de pierres parmi les vestiges des fondations. Beaucoup habitent des maisons de fortune faites de tôles et de matériaux de récupération, avec pour unique porte un rideau. Cependant, dans plusieurs villages, nous avons aussi pu voir des chantiers car il faut reconstruire ce qui a été détruit.
Les conditions de travail des maçons sont vraiment très précaires : échaffaudages en bambou, les travailleurs qui portent des tongs, d’autres qui soudent sans masque et parfois pieds nus …
Malgré tout cela, tous les gens qu’on croise ont le sourire et sont très accueillants.
Après environ une heure de marche, on commence à croiser beaucoup de moines, dont des enfants car nous marchons le long d’une école spécialisée pour les former. Nous aurions aimer y entrer mais c’est interdit. Un enfant sort de l’édifice en courant et fait tomber son livre, surpris de voir des occidentaux dans ce coin isolé!
Nous passons devant un joli bâtiment qu’on identifie pas immédiatment comme étant Kopan. On se dit que l’entrée est vraiment joli avec les deux statues de lama en vis-à-vis, avec au milieu le symbole de la lune et du soleil.
On poursuit donc notre promenade en pensant que le monastère qu’on cherche est plus loin. On prend un petit chemin parsemé de drapeau de prière qui surplombe la ville et la campagne environnante. La vue est magnifique !
Il nous mène finalement à un route poussièreuse bordée par un monastère et … un camp d’entrainement militaire ! On essaie de monter pour voir si on peu entrer dans l’édifice religieux mais un gardien nous fait signe que non, puis un militaire vient à notre rencontre pour nous expliquer qu’on ne peut pas y aller car c’est en travaux en raison du tremblement de terre. Il nous indique que, de toutes manières, ce n’est pas celui qu’on cherche et qu’il faut monter plus haut par la forêt.
L’heure commence à tourner mais on décide quand même d’aller voir. On entame une bonne pente à travers les bois. Avec le soleil de fin d’après-midi, la lumière est extraordinaire. On grimpe tout en haut de cette dernière colline pour se trouver dans un genre de clairière où une multitude de drapeaux colorés sont tendus. Toujours pas de monastère en vue mais un militaire sort de derrière les drapeaux pour nous demander ce qu’on fait ici. Quand on lui explique, il nous donne des indications moyennement convaincante.
Il
propose de redescendre de l’autre côté de la colline mais depuis les hauteurs, aucun bâtiment n’est visible. On décide alors de rebrousser chemin, un peu déçus mais on se console car on en a quand même pris plein les yeux pendant la promenade.
Une fois de retour près de l’école des moines, on réalise que l’édifice où on a admiré les statues est en fait celui que l’on cherchait. Après quelques négociations avec le gardien, ce dernier décide de nous laisser entrer. Sur le sol, un immense mandala nous accueille et à gauche, un moine nous fait signe de commencer par la gauche (toujours cette histoire de sens sacré!).
On monte le chemin et on arrive devant un jardin boudhiste époustouflant avec deux mini-stupas et une plus grande au fond. Le soleil qui commence à descendre derrière les montagnes au loin et le calme qui règne dans ce lieu rendent ce moment magique. Il commence à se faire tard et nous devons partir si nous voulons avoir une luminosité suffisante pour rentrer, même si on a toujours nos lampes torches sur nous.

Le chemin du retour est plus rapide mais l’obscurité ambiante nous permet de voir une autre facette de la vie dans les villages.
On croise un enfant qui rentre de l’école et qui demande à Quentin de le prendre en photo. Il y a aussi des familles qui marchent dans les rues, d’autres sont simplement assis devant les maisons et profitent du calme du crépuscule. Nous espèrons retourner à Kopan avant la fin du voyage.

Je suis vos aventures de prêt !!!
Quelles magnifiques photos … on ne se lasse pas de les regarder.
Et c’est tellement bien écrit je dévore un à un vos articles !!!
Ça a l’air vraiment génial.
J’attends la suite avec impatience, bravo !!!
Je vous envoie plein de bisous 🙂
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