Budhanat Stupa

Quand on arrive, on est sacrément chanceux car le lendemain c’est le jour chômé du pays : les népalais travaillent tous les jours, sauf le samedi, contrairement au dimanche chez nous. Mais plus encore, le dimanche suivant est férié ! Comme au Népal les fêtes de toutes les religions sont des jours de repos nationaux, on ne connait pas l’origine exacte de ce jour férié, mais soit. John nous propose d’aller à Budhanat Stupa, un grand temple boudhiste qui se trouve sur une place circulaire, bordée par des maisons « newari » traditionnelles ainsi que d’un monastère.

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Pour cette première sortie, on part en taxi et c’est l’occasion pour nous de voir comment se négocient les prix. Comme on a le profil occidental, les chauffeurs ont tendance à proposer des tarifs bien plus chers et il faut se renseigner un peu avant pour s’assurer qu’on ne va pas payer le prix fort.

Quand on arrive, une petite entrée nous mène sur la grande place et on se fait littéralement emporter par la marée humaine qui fait le tour de la stupa par la gauche car c’est dans ce sens que l’on doit tourner autour. On20161213_0054 n’a pas encore trouvé d’explication officielle à cette pratique qui s’ajoute donc à la liste des questions qu’on doit poser. La Stupa, gigantesque, se trouve au centre, entourée de moulins à prières que les gens font tourner en passant et sur l’extérieur de la place, des petites boutiques vendent de l’encens, des bols chantants, des poudres et autres produits culturels traditionnels.

Pour dresser un tableau honnête de la situation, il ne faut pas oublier de mentionner qu’au milieu du chemin qui fait le tour du temple se trouvent des mendiants. C’est la première fois qu’on se rend vraiment compte du niveau de pauvreté : des familles entières, assises là, qui attendent qu’on leur donne quelque chose; d’autres personnes sont handicapées; d’autres encore sont très agées mais ils y a aussi les enfants qui courent et jouent parmi la foule.20161213_0158

Mais il faut savoir qu’ils ne sont pas là que pour mendier car à la nuit tombée de la nourriture leur est distribuée : au milieu d’une montagne de pop-corn, les moines remplissent des sacs plastiques qu’ils donnent à ceux qui en ont besoin et qui attendent autour.

On20161213_0097 fait donc le tour dans le sens de la marche. De toute manière, il aurait été très difficile de faire autrement tellement les gens qui se pressent sont nombreux. Pas un ne marche dans l’autre sens ! La deuxième chose qui nous frappe, c’est l’odeur qui règne dans l’atmosphere ambiante. Un mélange d’encens, de fumée et de bougie emplit nos narines à chaque bouffée.

On avance tranquillement, en essayant de ne bousculer personne parce qu’on ne regarde pas vraiment où on marche. Il20161213_0071 y a trop à voir. Les drapeaux de prières colorés tendus au dessus de nos têtes mènent nos regards tout droit vers l’immense stupa d’or qui nous surplombe. L’habit rouge des moines devient presque régulier dans le flot de vêtements colorés qui défile. C’est la fin de l’après-midi et les grandes statues qui gardent l’entrée de la Stupa scintillent encore à la lumière du soleil. De loin, on entend déjà les « om » sourds et vibrants qui sont joués à l’intérieur du monastère.

On arrive vraiment au meilleur moment car c’est apparemment l’heure de cette méditation musicale pour laquelle on n’a pas encore d’explication non plus.

Monastère
Monastère

Intrigués par ces sons, on se dirige vers l’édifice. C’est une pure merveille architecturale. On a été agréablement surpris de voir qu’on pouvait entrer pour assister à la cérémonie. Une fois nos chaussures enlevées, on entre dans une grande salle où six moines sont assis sur des coussins : deux d’entre eux jouent d’un instrument qui ressemble à une grande trompette touchant le sol et qui produit un son sourd et grave comparable au didjeridoo; deux autres jouent d’une espèce de petite trompette dont le son est similaire à celui d’une cornemuse; un percussionniste equipé d’un petit tambour les accompagne pendant qu’un chanteur semble réciter des incantations.

Quand20161213_0080 nous ressortons de la grande salle pour monter les escaliers du monastère, leurs vibrations nous suivent. Nous arrivons sur le toit où des artisans sont en train de couler des bougies pendant que les visiteurs prient sur des tapis. La vue est incroyable !

 

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Nous ne le savions pas mais à la nuit tombée, le temple et la place décorés de guirlandes et de bougies s’illuminent. La marée humaine de l’après-midi a laissé place aux bougies dans l’obscurité de la nuit.

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